Le Kitchari, base de la cuisine Ayurvédique.

by in BLOG 24 septembre 2020

Bonjour à tous,

J’en suis certaine  aujourd’hui, vous savez que c’est Le Bon Jour Pour Goûter L’Info ! 

Je ne vous fait pas de cadeau, je commence cette rubrique Recette par un Plat Détox !!! Et oui, changement de saison oblige, alléger un peu nos corps pour entrer dans l’automne ne pourra que nous faire du bien. 

Le Kitsharee en Sanskrit, signifie « mélange ». C’est un plat très équilibré car il est constitué de deux ingrédients très simples : le riz et le  Soja Mungo en proportion égales.

Le Soja Mungo est une légumineuse plus facile à digérer que ses copines les pois chiches, les lentilles vertes ou autres… (ballonnements bonjour 😀 ) Elle assèche moins le système digestif et créé moins de gazs. Elle est donc parfaite pour les profil Vata qui ont tendance à mal digérer les légumineuses, mais aussi pour les autres type Pitta et Kapha.

Ce plat fait partie intégrante de l’alimentation indienne depuis plus de 10000 ans. 

 

Le plat détox par excellence !

Le Kitchari est souvent utilisé par l’Ayurvéda en mono-diète. Le principe est donc de ne consommer que du Kitchari durant 1, 2, 3  jours ou plus selon le résultat souhaité. 
Il permet de mettre le corps au repos, le nettoyer de ses toxines, tout en le nourrissant.
Je fais un aparté ici, mais j’en reparlerai dans un autre article, le fait de « jeûner » (ne rien manger pendant 1 à plusieurs jours voir semaines) n’est pas selon l’Ayurvéda une pratique recommandée pour tous les profils.
Kitchari ou Kitsharee

 Par ailleurs, le « Jeûne complet » ni liquide, ni boisson, n’est pas selon l’Ayurvéda une pratique qui respecte le corps, car cela est trop violent pour lui. L’Ayurvéda se dirige plus vers des mono-diète, parfois avec de simples bouillons, ou parfois avec quelque chose de plus nourrissant comme le plat de Kitchari. Mais encore une fois, tout ne convient pas à tout le monde. 

Le Kitchari est donc un plat détox idéal lorsque l’on ne veut pas prendre de risque !
 
 

La base de toute cuisine ayurvédique : les épices.

Le secret de la cuisine ayurvédique, se sont bien sûr les épices et notamment en premier lieu ce qu’ils appellent  le Vaghar.

Je vous vois ouvrir des grand yeux en vous disant, « Vaaa…quoi ?!?  » je n’aurais jamais ça dans mes placards !!! Mais rassurez-vous, ça n’est pas si compliqué. Le Vaghar, est un mélange d’épices de bases. On y retrouve du fénugrec, des graines de moutarde, de cumin, de fenouil… 

Ce mélange peut être compléter par d’autres épices que l’on va choisir en fonction de notre constitution, de nos déséquilibres du moment, et de l’effet que l’on cherche avec notre plat.

Ce fameux Vaghar, c’est ce que l’on va mettre en tout début de cuisson, juste après avoir fait chauffer notre matière grasse, pour que la chaleur en fasse ressortir toutes les propriétés et que les aliments puissent s’y fondre. Il va rehausser certaines saveurs. Pour que les 6 saveurs que sont le doux, le salé, l’acide, le piquant, l’amer et l’astringent soit représentée. il peut éliminer ou équilibrer un goût ou les propriétés de d’autres aliments. C’est la subtilité de la cuisine ayurvédique. C’est une alchimie. Un peu comme une composition musicale finalement !

Le petit plus poétique et spirituel (la cuisine n’est -elle pas grandement spirituelle ? ) c’est que c’est à ce moment là, lorsqu’on ajoute ce Vaghar que l’on prononce des messages d’Amour, de tendresse pour les personnes qui vont consommer ce plat ! C’est mieux qu’une incantation maléfique n’est-ce-pas !!!?!!!

Le nerf de la guerre pour l’Ayurvéda, c’est de rétablir ou de maintenir notre feu digestif. C’est à dire notre capacité à digérer les aliments (et les situations aussi, mais c’est un autre sujet ! 😀 )

C’est pourquoi ce Vaghar, ainsi que toutes les autres épices ajoutées sera constitué d’épices carminatives en premier lieu (qui apaise les ballonnements ou gazs intestinaux) comme le cumin, l’asae faetida, le fenouil…

Mais selon ce que l’on cherche à traiter, il y aura aussi des épices anti-inflammatoire comme le curcuma, le cumin aussi… Des épices expectoranteplus piquantes qui facilite l’élimination du mucus, et des toxines comme le gingembre, le poivre noir…

Les épices vont donc aider à équilibrer le plat pour qu’il soit Tridoshique (bon pour les 3 doshas.) soit à privilégier pour un Dosha ou un autre. Un praticien pourra vous guider sur les épices à privilégier selon les déséquilibres ou votre constitution.

En cas de détox, pendant combien de jours consommer le Kitchari ?

Et bien là, je vous répondrai que cela dépend de l’effet escompté, mais aussi de si vous êtes accompagné pour ce moment détox. Il peut, pour certaine personne être difficile de s’astreindre à une mono-diète, même si l’on sait que notre corps et notre esprit en ont besoin… 

D’ailleurs on le fait souvent lorsque l’on y est obligé, après les fêtes de Noël, ou après une grosse fiesta. on se met au Vert comme on dit ! 

Je vous conseillerai donc de choisir un moment opportun, et de commencer par 1 journée, puis d’augmenter à 2, 3 jours pour commencer à en sentir les bienfaits.

N’oublions pas que le Kitchari amélioré (+ légumes+ riz semi-complet éventuellement). Il peut facilement être intégré à nos repas plusieurs fois par semaine !



Voilà, j’espère que cet article vous aura plus et que vous trouverez que c’est Le Bon Jour Pour Goûter l’Info !

A très bientôt dans un autre Bon Jour Pour !

Noémie

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